# Quiz — Session 3 (Niveau intermédiaire)
# Sortie structurée, température & évaluations

**Programme :** Applied AI — Yann Isola
**10 questions — une seule bonne réponse par question, sauf mention contraire.**
**Barème suggéré : 1 point par question. Seuil de validation : 7/10.**

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### Q1. En production, votre pipeline traite 20 000 documents/jour. Le modèle renvoie du JSON (JavaScript Object Notation) syntaxiquement valide « 99,5 % du temps ». Quelle est la lecture correcte ?

- A. C'est excellent : 99,5 % est un très bon score, le pipeline est fiable.
- B. C'est environ 100 échecs de parsing par jour ⚠ : il faut éliminer structurellement cette classe d'erreur, pas l'accepter.
- C. Il suffit d'ajouter « réponds uniquement en JSON » au prompt pour atteindre 100 %.
- D. Il faut baisser la température à 0 pour garantir un JSON toujours valide.

**Réponse : B.** À volume élevé, un petit pourcentage d'échec devient un flux quotidien de pannes. Les instructions de prompt (C) améliorent sans garantir ; la température (D) contrôle la variabilité, pas la validité syntaxique. La bonne réponse est la contrainte structurelle (function calling / sortie contrainte par schéma).

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### Q2. Quel mécanisme rend l'erreur *syntaxique* structurellement impossible dans la sortie du modèle ?

- A. Un retry automatique tant que le JSON ne parse pas.
- B. Une regex qui extrait le bloc JSON de la réponse.
- C. Le function calling / tool use : le décodage est contraint par un schéma JSON déclaré.
- D. Un exemple de JSON bien formé dans le prompt (few-shot).

**Réponse : C.** Avec le function calling, le fournisseur contraint la génération : les tokens ne peuvent former qu'un document conforme au schéma. A et B sont des rustines curatives ; D améliore la probabilité sans garantie.

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### Q3. Le reçu indique « quarante-deux euros ». Le modèle renvoie `{"montant": 402, "devise": "EUR"}` — JSON parfaitement conforme au schéma. De quel type d'erreur s'agit-il, et qui peut la détecter ?

- A. Syntaxique — le validateur de schéma la rejettera.
- B. Sémantique — le validateur de schéma la laisse passer ; il faut des règles métier, un recoupement, un juge ou un humain.
- C. Syntaxique — le function calling l'aurait empêchée.
- D. Ce n'est pas une erreur : 402 est un nombre valide.

**Réponse : B.** Le schéma garantit la *forme*, jamais le *fond*. Un JSON valide peut être factuellement faux : c'est la définition de l'erreur sémantique, invisible pour le validateur.

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### Q4. Dans le pattern « validation → retry avec feedback », quel élément est indispensable pour que le retry ait des chances de converger ?

- A. Augmenter la température à chaque tentative pour explorer d'autres réponses.
- B. Renvoyer exactement le même prompt, le modèle finira par tomber juste.
- C. Inclure un feedback **spécifique** décrivant l'erreur détectée (ex. « le montant 402 ne figure nulle part dans le document »), avec un plafond de tentatives et une escalade humaine.
- D. Supprimer le schéma pour laisser le modèle s'exprimer librement.

**Réponse : C.** Un retry aveugle (B) ne converge presque jamais ; sans plafond, on paie des boucles infinies. Le feedback ciblé donne au modèle l'information nécessaire pour corriger.

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### Q5. Laquelle de ces affirmations sur la température 0 est correcte ?

- A. Elle garantit que le modèle ne commet plus d'erreurs factuelles.
- B. Elle rend les sorties (quasi) reproductibles : si le token le plus probable est faux, l'erreur sera reproduite à l'identique.
- C. Elle force le modèle à répondre plus lentement mais plus précisément.
- D. Elle n'a d'effet que sur les sorties JSON, pas sur le texte libre.

**Réponse : B.** La température contrôle la **variabilité** de l'échantillonnage, pas l'**exactitude**. T = 0 produit un comportement quasi déterministe — y compris des erreurs parfaitement reproductibles.

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### Q6. Pour une tâche d'extraction structurée en production, quel réglage de température est le plus indiqué ?

- A. 1,2 — pour que le modèle trouve des solutions créatives aux documents difficiles.
- B. 0 à 0,2 ⚠ (repère usuel) — la variabilité n'apporte rien à une tâche d'extraction, la reproductibilité facilite le débogage et les évals.
- C. 0,7 — le « juste milieu » recommandé pour tous les usages.
- D. La température n'a aucun impact sur les tâches d'extraction.

**Réponse : B.** Extraction et classification bénéficient d'une variabilité minimale. La créativité (A) est utile en brainstorming, pas pour lire un reçu.

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### Q7. Que signifie la thèse « la suite d'évals EST la spec » ?

- A. Il faut écrire la spécification avant les évaluations, comme en cycle en V.
- B. Le comportement d'un système LLM (Large Language Model, grand modèle de langage) n'étant pas spécifiable par le code, la seule définition opérationnelle de « ça marche » est l'ensemble des cas d'évaluation qui passent.
- C. Les évals remplacent la documentation utilisateur.
- D. Un produit avec 100 % d'évals réussies n'a plus besoin de supervision humaine.

**Réponse : B.** Un comportement non couvert par une éval est un comportement inconnu. « Ça avait l'air bien dans la démo » = 5 cas choisis par la personne qui voulait que ça marche. D est fausse : l'évaluation humaine reste l'étage qui recalibre tout le reste.

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### Q8. Ordonnez les 4 étages de la pile d'évaluation du moins cher / plus rapide au plus coûteux / plus lent.

- A. Juge LLM → assertions → golden set → évaluation humaine.
- B. Golden set → juge LLM → assertions → évaluation humaine.
- C. Assertions (code) → golden set (50–500 exemples ⚠) → juge LLM → évaluation humaine.
- D. Évaluation humaine → juge LLM → golden set → assertions.

**Réponse : C.** Les assertions sont du code déterministe, gratuit, exécuté à chaque changement ; le golden set mesure un taux de réussite sur des cas validés ; le juge LLM note à l'échelle (après calibration) ; l'humain est la vérité terrain, coûteuse et lente.

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### Q9. Quelle précaution est indispensable avant de faire confiance à un juge LLM (LLM-as-judge) ?

- A. Utiliser le même modèle comme générateur et comme juge, pour la cohérence.
- B. Le calibrer contre des jugements humains sur un échantillon, mesurer l'accord, et recalibrer périodiquement.
- C. Lui donner une température élevée pour qu'il soit plus nuancé.
- D. Aucune : un LLM est par nature plus objectif qu'un humain.

**Réponse : B.** Un juge non calibré est une opinion automatisée, pas une métrique. On mesure l'accord juge/humains avant de déployer, puis on ré-échantillonne régulièrement.

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### Q10. Après une mise à jour de prompt, le taux d'escalade vers les humains de votre assistant chute de 18 % à 4 % ⚠. Quelle est la réaction professionnelle ?

- A. Célébrer : moins d'escalades = système plus autonome, c'est mécaniquement une amélioration.
- B. Revenir immédiatement à l'ancien prompt : toute variation brutale est un bug.
- C. Suspendre le jugement et auditer un échantillon des cas qui ne sont plus escaladés : le modèle résout-il vraiment mieux, ou répond-il avec assurance sur des cas qu'il rate ?
- D. Supprimer la métrique d'escalade, devenue inutile à 4 %.

**Réponse : C.** Une métrique isolée qui « s'améliore » brutalement est un signal d'alerte. Le risque classique : le modèle devient trop confiant et envoie ses erreurs aux clients au lieu de les envoyer aux humains. Seul un audit humain sur échantillon tranche.

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## Grille de correction rapide

| Q1 | Q2 | Q3 | Q4 | Q5 | Q6 | Q7 | Q8 | Q9 | Q10 |
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| B  | C  | B  | C  | B  | B  | B  | C  | B  | C   |
