Guide du professeur â Session 5 đą
« LâIA qui voit, entend et crĂ©e »
Programme : Applied AI â Niveau DĂ©butant (dĂšs 12 ans, grand public) Instructeur : Yann Isola DurĂ©e conseillĂ©e : 2 h (adaptable 1 h 30 â 2 h 30) PrĂ©requis : Sessions 1 Ă 4 (notions : IA, apprentissage automatique, donnĂ©es, IA gĂ©nĂ©rative de texte)
1. Objectifs pédagogiques
Ă la fin de la session, chaque participant doit ĂȘtre capable de :
- Expliquer ce quâest une IA multimodale avec ses propres mots (une IA qui traite plusieurs types de contenus : texte, image, son, vidĂ©o).
- DĂ©crire en 3 Ă©tapes simples comment une IA « voit » une image (pixels â indices visuels â reconnaissance).
- Citer au moins 3 applications concrĂštes de la vision par ordinateur et 2 de la reconnaissance vocale.
- Nommer les grands outils de gĂ©nĂ©ration (images, musique, vidĂ©o) et comprendre quâils crĂ©ent Ă partir dâune description texte. â
- DĂ©finir ce quâest un deepfake, expliquer pourquoi câest un problĂšme, et lister 4 indices pour en repĂ©rer un.
- Identifier des applications positives : accessibilité, médecine, création artistique.
- Créer un mini-projet combinant plusieurs contenus générés par IA (activité pratique).
â Contenu volatile : les noms dâoutils, leurs capacitĂ©s et leurs tarifs Ă©voluent trĂšs vite. VĂ©rifiez lâĂ©tat de lâart avant chaque session (15 min de veille suffisent). Les sections marquĂ©es â dans ce guide sont celles Ă re-vĂ©rifier.
2. Vue dâensemble et fil rouge
Fil rouge de la session : « Jusquâici, on a parlĂ© Ă lâIA avec du texte. Aujourdâhui, on dĂ©couvre quâelle a aussi des yeux, des oreilles, une voix⊠et un pinceau. »
La session alterne exposĂ© court, dĂ©mos, discussions et une grande activitĂ© crĂ©ative finale. Le moment fort est le jeu du dĂ©tective deepfake (page web interactive) : il crĂ©e de lâĂ©motion et ancre le message de prudence.
Déroulé minuté (base 2 h)
| Temps | Séquence | Format |
|---|---|---|
| 0:00 â 0:10 | Accroche : « LâIA a-t-elle des sens ? » | Discussion |
| 0:10 â 0:25 | LâIA multimodale : dĂ©finition + exemples | ExposĂ© + dĂ©mo |
| 0:25 â 0:45 | Comment lâIA « voit » : pixels â features â reconnaissance | ExposĂ© + explorateur de pixels (page web) |
| 0:45 â 1:00 | GĂ©nĂ©ration dâimages â + reconnaissance et synthĂšse vocales | ExposĂ© + dĂ©mos |
| 1:00 â 1:10 | Pause | â |
| 1:10 â 1:25 | Musique, vidĂ©o, et les deepfakes | ExposĂ© + jeu du dĂ©tective (page web) |
| 1:25 â 1:35 | Applications positives : accessibilitĂ©, mĂ©decine, art | ExposĂ© + discussion |
| 1:35 â 1:55 | ActivitĂ© : crĂ©er avec lâIA (exercice 3) | Atelier |
| 1:55 â 2:00 | SynthĂšse + quiz (ou quiz Ă la maison) | Quiz |
3. Contenu détaillé, séquence par séquence
3.1 Accroche (10 min) â « LâIA a-t-elle des sens ? »
Posez la question au groupe : « Vous avez déjà utilisé une IA qui ne lit pas du texte, mais qui voit ou qui écoute ? »
Réponses attendues (les faire émerger, ne pas les donner) :
- Déverrouiller un téléphone avec son visage
- Dicter un message vocal / demander quelque chose Ă Siri ou Google
- Les filtres photo (Snapchat, TikTok, Instagram)
- Shazam qui reconnaĂźt une chanson
- Les sous-titres automatiques sur YouTube
Message clĂ© : lâIA multimodale nâest pas de la science-fiction, tout le monde dans la salle lâutilise dĂ©jĂ , souvent sans le savoir.
3.2 LâIA multimodale (15 min)
DĂ©finition simple : « multi » = plusieurs, « modale » = types de contenus (modes). Une IA multimodale peut travailler avec du texte, des images, du son et de la vidĂ©o â en entrĂ©e (elle les comprend) et/ou en sortie (elle les crĂ©e).
Analogie efficace : « Les premiĂšres IA de texte, câĂ©tait comme discuter avec quelquâun par SMS dans le noir. LâIA multimodale, câest la mĂȘme personne mais qui peut maintenant regarder vos photos, Ă©couter votre voix et vous rĂ©pondre en dessinant. »
Tableau Ă construire au tableau avec le groupe :
| Sens humain | Ăquivalent IA | Exemple du quotidien |
|---|---|---|
| La vue đ | Vision par ordinateur | DĂ©verrouillage facial |
| LâouĂŻe đ | Reconnaissance vocale | « Dis Siri⊠» |
| La parole đŁ | SynthĂšse vocale | GPS qui parle |
| Le dessin â | GĂ©nĂ©ration dâimages | DALL-E, Midjourney â |
Nuance importante Ă donner : lâIA ne « voit » pas et nâ« entend » pas comme nous. Elle transforme tout en nombres et cherche des motifs (patterns) dans ces nombres. Pas de conscience, pas de ressenti â du calcul. Câest le pont avec la sĂ©quence suivante.
3.3 Comment lâIA « voit » (20 min) â cĆur technique de la session
Câest le passage le plus « technique » : restez trĂšs visuel. Utilisez lâexplorateur de pixels de la page web.
Ătape 1 â Les pixels. Une image numĂ©rique est une grille de petits carrĂ©s colorĂ©s : les pixels (de lâanglais picture element, « Ă©lĂ©ment dâimage »). Chaque pixel est dĂ©crit par 3 nombres : la quantitĂ© de rouge, de vert et de bleu (le code RVB, en anglais RGB â Red, Green, Blue), chacun de 0 Ă 255. Pour lâordinateur, une photo de chat = un immense tableau de nombres. Rien dâautre.
DĂ©monstration avec lâexplorateur de pixels : zoomer progressivement sur lâimage jusquâĂ voir les carrĂ©s individuels et leurs valeurs RVB.
Ătape 2 â Les indices visuels (features). LâIA apprend Ă repĂ©rer des motifs dans ces nombres : dâabord des choses trĂšs simples (contours, lignes, taches de couleur), puis en combinant : des formes (un Ćil, une oreille pointue, des moustaches), puis des objets entiers (un chat !). En anglais on appelle ces indices des features (« caractĂ©ristiques »). Câest un empilement : simple â moyen â complexe.
Analogie : « Câest comme apprendre Ă lire : dâabord les lettres, puis les syllabes, puis les mots, puis les phrases. LâIA fait pareil avec les images : traits â formes â objets. »
Ătape 3 â La reconnaissance. AprĂšs avoir vu des millions dâimages Ă©tiquetĂ©es (« ceci est un chat », « ceci est un chien »), lâIA sait associer les motifs dĂ©tectĂ©s Ă une rĂ©ponse, avec un score de confiance : « chat Ă 97 % ». Rappel de la session 2 : câest de lâapprentissage Ă partir dâexemples, pas de la magie.
Applications concrÚtes à détailler :
- DĂ©verrouillage facial : le tĂ©lĂ©phone mesure la gĂ©omĂ©trie du visage (distances entre les yeux, forme du nezâŠ) et la compare Ă celle enregistrĂ©e.
- Voitures autonomes : des camĂ©ras + IA dĂ©tectent piĂ©tons, panneaux, lignes blanches, autres vĂ©hicules â des dizaines de fois par seconde.
- Imagerie mĂ©dicale : lâIA repĂšre sur des radios ou des scanners des anomalies parfois invisibles Ă lâĆil, et aide le mĂ©decin (elle ne le remplace pas â le diagnostic reste humain).
Limite Ă mentionner : lâIA de vision peut se tromper de façon surprenante (un autocollant sur un panneau STOP peut la perturber). Elle reconnaĂźt des motifs, elle ne « comprend » pas la scĂšne comme nous.
3.4 La gĂ©nĂ©ration dâimages (8 min) â
Principe : vous Ă©crivez une description (un prompt), lâIA dessine lâimage. Elle a appris en analysant des millions de paires image + description, et elle a appris Ă faire le chemin inverse : du texte vers lâimage.
Vulgarisation du fonctionnement (optionnelle, pour les curieux) : beaucoup de ces IA fonctionnent par diffusion : elles partent dâun « brouillard » de pixels alĂ©atoires et le « dĂ©bruitent » petit Ă petit, guidĂ©es par votre description, jusquâĂ faire apparaĂźtre lâimage. Comme un polaroid qui se rĂ©vĂšle, mais pilotĂ© par le texte.
Outils Ă citer â (vĂ©rifier avant la session) :
- DALL-E (OpenAI) â intĂ©grĂ© Ă ChatGPT
- Midjourney â rĂ©putĂ© pour le rendu artistique
- Stable Diffusion â open source (code ouvert), utilisable sur son propre ordinateur
Points de vigilance Ă transmettre :
- Les mains, le texte dans lâimage, les dĂ©tails fins : longtemps des points faibles (en amĂ©lioration rapide â ).
- Questions de droit dâauteur : les IA ont appris sur des images créées par des humains â dĂ©bat en cours, restez factuel.
3.5 Reconnaissance vocale et synthĂšse vocale (7 min)
Reconnaissance vocale (la machine Ă©coute) : votre voix = une onde sonore = encore des nombres. LâIA a appris, sur des milliers dâheures de parole, Ă associer ces ondes Ă des mots. ChaĂźne simple Ă dessiner au tableau : son â nombres â texte.
Applications : assistants vocaux (Siri, Alexa, Google Assistant), dictĂ©e vocale, et surtout les sous-titres automatiques â une petite rĂ©volution : YouTube, visioconfĂ©rences, TV en direct⊠un accĂšs au contenu pour les personnes sourdes ou malentendantes, et pour tous ceux qui regardent sans le son.
SynthĂšse vocale (la machine parle) : le chemin inverse, texte â son. En anglais : text-to-speech (TTS, « du texte Ă la parole »). â Les voix actuelles sont devenues trĂšs naturelles : intonations, pauses, Ă©motions. Certains outils peuvent cloner une voix Ă partir de quelques secondes dâenregistrement â ce qui fait le lien direct avec les deepfakes (sĂ©quence 3.7).
Applications : GPS, lecture dâarticles et de livres audio, voix pour les personnes qui ne peuvent pas parler (lâexemple historique de Stephen Hawking parle Ă tous les Ăąges).
3.6 Musique et vidĂ©o : les frontiĂšres actuelles (7 min) â
Section trĂšs volatile â Ă re-vĂ©rifier systĂ©matiquement.
- Musique : des outils comme Suno ou Udio â gĂ©nĂšrent des chansons complĂštes (paroles, voix, instruments) Ă partir dâune description. Faites Ă©couter un extrait si possible â lâeffet « wow » est garanti.
- VidĂ©o : des outils comme Sora (OpenAI), Veo (Google) ou Runway â gĂ©nĂšrent de courtes vidĂ©os rĂ©alistes Ă partir dâun texte. Câest LA frontiĂšre du moment : rĂ©sultats spectaculaires mais encore imparfaits (physique bizarre, objets qui apparaissent/disparaissent, mains et foules Ă©tranges).
Message clĂ© : ce qui est « impossible » aujourdâhui sera peut-ĂȘtre banal dans un an. DâoĂč lâimportance dâapprendre Ă vĂ©rifier ce quâon voit â transition parfaite vers les deepfakes.
3.7 Les deepfakes (8 min) â moment critique de la session
DĂ©finition : un deepfake (de deep learning, « apprentissage profond », + fake, « faux ») est un contenu â image, voix ou vidĂ©o â créé ou modifiĂ© par IA pour faire croire Ă quelque chose de faux : faire dire Ă une personne des mots quâelle nâa jamais prononcĂ©s, la placer dans une scĂšne qui nâa jamais existĂ©.
Pourquoi câest un problĂšme :
- Désinformation : fausses déclarations de personnalités politiques, fausses « preuves ».
- Arnaques : clonage de la voix dâun proche pour demander de lâargent (arnaques tĂ©lĂ©phoniques bien rĂ©elles).
- HarcĂšlement : fausses images de personnes rĂ©elles, y compris de mineurs â rappeler que câest illĂ©gal et gravement punissable.
- Ărosion de la confiance : le vrai danger de fond â quand tout peut ĂȘtre faux, on peut aussi nier ce qui est vrai (« câest un deepfake ! » face Ă une vraie preuve).
Comment les repĂ©rer â les 4 rĂ©flexes du dĂ©tective :
- Les dĂ©tails visuels : mains (doigts en trop ou en moins), dents, oreilles, bijoux asymĂ©triques, texte illisible en arriĂšre-plan, ombres et reflets incohĂ©rents. â Ces dĂ©fauts diminuent avec le temps â insister sur les rĂ©flexes 3 et 4 qui, eux, restent valables.
- Le mouvement (vidĂ©o) : clignements dâyeux Ă©tranges, lĂšvres mal synchronisĂ©es avec le son, contours du visage qui « flottent ».
- La source : qui a publiĂ© ? Un mĂ©dia fiable ou un compte anonyme créé hier ? Lâinfo existe-t-elle ailleurs ?
- Le bon sens : est-ce vraisemblable ? Un contenu choquant qui tombe « trop bien » doit Ă©veiller le doute. Une Ă©motion forte (colĂšre, peur, indignation) est le signal quâil faut vĂ©rifier avant de partager.
Activité intégrée : le jeu du détective deepfake sur la page web (vrai ou IA ?). Prévoir 5 minutes, jouer en équipes, débriefer les indices.
Message final, Ă marteler : lâobjectif nâest pas de devenir paranoĂŻaque, câest de devenir vĂ©rificateur. Douter â ne plus rien croire. Douter = vĂ©rifier avant de croire et surtout avant de partager.
3.8 Applications positives (10 min)
Il est essentiel de finir sur le positif aprĂšs les deepfakes â lâIA multimodale change des vies :
- Accessibilité :
- Sous-titrage en temps réel pour les personnes sourdes ou malentendantes (cours, réunions, TV).
- Audiodescription par IA : des applications qui décrivent à voix haute ce que « voit » la caméra du téléphone pour les personnes aveugles ou malvoyantes (lire un menu, reconnaßtre un billet, décrire une rue).
- SynthÚse vocale pour les personnes privées de parole.
- MĂ©decine : aide Ă la dĂ©tection de cancers sur les radios et mammographies, analyse dâimages de la rĂ©tine, gain de temps pour les mĂ©decins. Toujours rĂ©pĂ©ter : lâIA assiste, lâhumain dĂ©cide.
- Art et crĂ©ativitĂ© : de nouveaux outils pour les artistes, musiciens, cinĂ©astes â prototyper une idĂ©e en minutes, illustrer une histoire, composer une maquette. Question ouverte Ă lancer au groupe : « Une image gĂ©nĂ©rĂ©e par IA, est-ce de lâart ? » (pas de rĂ©ponse officielle â laissez le dĂ©bat vivre 2-3 minutes).
3.9 ActivitĂ© finale : crĂ©er avec lâIA (20 min)
Voir exercices.md, exercice 3 (mini-projet crĂ©atif). En rĂ©sumĂ© : chaque participant ou binĂŽme crĂ©e une mini-Ćuvre combinant au moins deux contenus gĂ©nĂ©rĂ©s par IA (ex. : une image + un texte, ou une image + une idĂ©e de musique), puis prĂ©sente en 1 minute : ce que jâai demandĂ© â ce que jâai obtenu â ce que jâai dĂ» corriger.
Si pas dâaccĂšs aux outils IA en salle : utiliser la version « papier » dĂ©crite dans lâexercice (Ă©crire les prompts et prĂ©dire les rĂ©sultats, puis comparer avec des exemples prĂ©parĂ©s par lâinstructeur), ou la galerie crĂ©ative de la page web.
3.10 SynthĂšse et quiz (5 min)
Les 5 idées à retenir (les faire reformuler par les participants) :
- LâIA multimodale voit, Ă©coute, parle et crĂ©e â pas seulement du texte.
- Pour lâIA, tout est nombres : pixels, ondes sonores. Elle dĂ©tecte des motifs, elle ne « ressent » rien.
- Vision par ordinateur : pixels â indices visuels â reconnaissance.
- GĂ©nĂ©ration dâimages/musique/vidĂ©o : une description texte suffit â les outils Ă©voluent Ă toute vitesse. â
- Deepfakes : vĂ©rifier la source, garder son esprit critique, ne pas partager sous le coup de lâĂ©motion.
Quiz : 10 QCM (voir quiz.md) â en classe ou Ă la maison.
4. Matériel et préparation
- Vidéoprojecteur + son (indispensable pour les démos audio).
- La page web interactive de la session (fonctionne hors ligne) :
webpage/index.html. - â Veille prĂ©-session (15 min) : vĂ©rifier les noms/capacitĂ©s des outils citĂ©s (DALL-E, Midjourney, Stable Diffusion, Suno, SoraâŠ), prĂ©parer 1-2 exemples rĂ©cents de deepfakes ayant fait lâactualitĂ©, tester les outils prĂ©vus pour lâactivitĂ©.
- Pour lâactivitĂ© crĂ©ative : accĂšs Ă au moins un outil de gĂ©nĂ©ration dâimages gratuit â , ou les alternatives « papier » de lâexercice 3.
- Impressions : exercices (1/participant), quiz si fait sur papier.
5. PiÚges pédagogiques et questions difficiles
| Situation | Réponse conseillée |
|---|---|
| « Donc lâIA voit vraiment ? » | Non â elle calcule sur des nombres et dĂ©tecte des motifs. Pas de conscience, pas dâexpĂ©rience visuelle. Le mot « voir » est une image commode. |
| « Les deepfakes, câest illĂ©gal ? » | CrĂ©er un deepfake nâest pas toujours illĂ©gal (parodie assumĂ©e, cinĂ©ma) ; lâutiliser pour tromper, arnaquer, harceler ou crĂ©er des contenus intimes sans consentement lâest. Ne pas jouer au juriste : donner les grands principes. |
| « LâIA va remplacer les artistes ? » | Question ouverte. Lâhistoire montre que les nouveaux outils (photo, synthĂ©tiseur) ont transformĂ© lâart sans le tuer. ReconnaĂźtre les inquiĂ©tudes rĂ©elles (mĂ©tiers de lâillustration) sans catastrophisme ni dĂ©ni. |
| Un participant veut crĂ©er un deepfake « pour rigoler » | Cadrer immĂ©diatement : jamais avec le visage ou la voix dâune personne rĂ©elle sans son accord. Câest la rĂšgle absolue, y compris « pour rire ». |
| « Comment ĂȘtre sĂ»r Ă 100 % quâune image est vraie ? » | On ne peut pas toujours. DâoĂč lâimportance de la source et du recoupement â câest la compĂ©tence du siĂšcle. |
| Ăcarts dâĂąge dans le groupe | Les 12-15 ans brillent au jeu du dĂ©tective ; les adultes accrochent sur mĂ©decine/arnaques vocales. Utiliser les deux angles. |
6. Liens avec les autres sessions
- Sessions 1-2 : on retrouve lâapprentissage par exemples â ici appliquĂ© aux images et aux sons.
- Session 4 : lâIA gĂ©nĂ©rative de texte â cette session Ă©tend la gĂ©nĂ©ration aux images, au son, Ă la vidĂ©o.
- Session suivante : Ă©thique et esprit critique â les deepfakes dâaujourdâhui servent dâintroduction idĂ©ale.
Bonne session ! đšđđ